Séminaire: Quand le sud global aide à penser et dire le monde commun

Publié le par museum.migration.over-blog.com

Rémy BAZENGUISSA-GANGA, Rada IVEKOVIĆ et Kadya Emmanuelle  TALL sont heureux de vous inviter à leur séminaire

Quand le sud global aide à penser et dire le monde commun

 

18h30-20h30

Centre Parisien d'Études Critiques (CPEC), 37 bis rue du Sentier, 75002 Paris.

1er étage, sonnette puis entrée

 

Jeu 5 fév, Jeu 5 mars, Jeu 9 avr, Jeu 7 mai, Jeu 21 mai, Jeu 4 juin

 

Séminaire organisé avec l'Institut de recherche pour le développement (IRD), l'Institut des mondes africains (IMAF) de l'EHESS et avec le soutien du Centre Parisien d'Études Critiques.

 

Dans ce séminaire d’épistémologie portant sur les diverses et multiples généalogies des concepts, des chercheurs renommés d’horizons transdisciplinaires présentent leurs approches en tenant compte des inégalités de «  genre  », de «  classe  », de «  nationalité  », de «  race  », de «  religion  » dans la construction, la transmission et la réception des savoirs, avec l’objectif de les investir dans le penser et le dire d’un monde commun. Il faudra réfléchir également aux conditions de réception des savoirs arrêtés, des savoirs réorientés ou reconfigurés.

Des trajectoires alternatives vers un avenir épistémologique et une justice cognitive partagés se proposent, enrichies des apports des continents autres que l’Europe, et en particulier, mais pas seulement, d’Afrique.

À la fin de l’hégémonie occidentale, les apports à la reconstruction correspondante des savoirs par l’Asie, l’Amérique latine, l’Afrique ainsi que par ses propres critiques, permettent peut-être d’entrevoir de nouveaux paradigmes cognitifs ou de les réinventer. Cela se passe sur une planète commune en proie à l’anthropocène où la recomposition épistémologique s’annonce par les suds globaux. Après les études subalternistes, postcoloniales et décoloniales au-delà des clivages géopolitiques, on essayera de repérer ce qui des savoirs ou de leurs modes d'existence contribue à un monde des savoirs à partager profitablement entre tou.t.e.s. Après les coupures historiques de la modernité et de l’époque «  1989  »   une estimation des tensions entre diverses généalogies des concepts sera tentée et leur interaction encouragée en vue d’un avenir cognitif commun dans la diversité des épistémès.

 

Programme des séances et intervenants :

 

- Jeudi 5 février :   Introduction (suite) : Les épistémologies post-hégémoniques du sud, de l'est et de l'ailleurs

- Jeudi 5 mars : avec la participation de Pascale Rabaut-Feurhahn (CNRS)  : Histoire transculturelle et théories postcoloniales de la littérature ; Paola Bacchetta (Berkeley) : Planétarités situées

- Jeudi 9 avril : avec la participation de Luc Ngowet (département des affaires politiques de l'ONU, Université de Nairobi et CIPh)  : Décoloniser la philosophie et la littérature (africaines)  ? Autour d'un thème récurrent de la pensée africaine (séance organisée avec le soutien de l’EHESS)

- Jeudi 7 mai : avec la participation de Kapil Raj (EHESS, Paris)  : Cartographier l’humanité depuis Calcutta à la fin du XVIIe  siècle. La théorie ethnolonguistique de Sir William Jones (1746-1794), et Nadia Yala Kisukidi (CIPh et Université de Genève) : De la différence africaine en philosophie.

- Jeudi 21 mai : avec la participation de Dandan Jiang (Université Jiaotong, Shanghai et CIPh)  : Le dialogue transculturel autour du Zhuangzi et le tournant  éthique du nouveau  taoïsme

- Jeudi 4 juin  : Séance-conclusion : Quelles pistes par et pour les épistémologies du sud ?

Publié dans Colloque

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